17 janvier 2006
Importation textile et emploi
Importation de textile en France : Accord sur les mutations dans le textile : une "capitulation" selon la CGT | |
PARIS, 16 jan 2006 (AFP) - La fédération CGT du textile a qualifié de "plan de capitulation" le double accord signé ce lundi entre le gouvernement et les professionnels pour accompagner les mutations économiques du secteur, y voyant un "ramassis de dispositions connues et inadaptées".
Les ministres délégués à l'Emploi et à l'Industrie, Gérard Larcher et François Loos, signent ce lundi à 16h00 un "double-accord" avec le patronat, visant à "accompagner les mutations économiques du secteur", en mettant notamment en place des programmes de formation et des plans de gestion prévisionnelle des emplois. Source : Fashionmag, Newsletter du 16/01/2006 |
02 janvier 2006
Communiqué : ce qui change en 2006 !
EXTRAIT DU SITE DGDDI INFO TEXTILE ET CHAUSSURES 2006
(Direction générale des douanes et des droits indirects)
Importations de textiles de Chine, ce qui change en 2006
= les marchandises actuellement soumises à licence d'importation :
Les marchandises relevant des catégories textiles 2, 2a, 4, 5, 6, 7, 20, 26, 31, 39 et 115 restent soumises à une licence d'importation en 2006.
La licence exigée est celle de l'année d'expédition de la marchandise de la République populaire de Chine. Ce n'est donc ni l'année d'expédition d'un autre pays ou territoire (Hong-Kong par exemple), ni l'année de la
mise en libre pratique dans la Communauté.
= les marchandises actuellement soumises à document de surveillance :
A compter du 1er janvier 2006, la mise en libre pratique des produits des catégories 1, 3, 3a, 8, 9, 12, 13, 14, 15, 16, 17, ex20, 22, 23, 28, 29, 35, 78, 83, 97, 117, 118, 122, 136A, 156, 157, 159, 163 n'est plus soumise à la production d'un document de surveillance, quelle que soit la date d'expédition du produit.
Rappel catégories : http://sigl.cec.eu.int/products.html
"MEILLEURS VOEUX pour 2006" et bonne lecture !
22 décembre 2005
La Chine investit en équipement
Chine en position de force grâce à ses achats massifs de machines | |
PARIS, 20 déc 2005 (AFP) - L'afflux des textiles chinois sur le marché mondial, qui représentent déjà 33% des importations européennes, ne cesse de s'accentuer après les achats massifs de machines textiles effectués par la Chine depuis 2004, selon les chiffres de l'Institut français de la mode.
Pour 2005, année où a pris fin le régime des quotas sur le textile, la part de la Chine sera passée de 14% à 23% des importations américaines d'habillement en valeur et de 23% à 33% pour l'Europe par rapport à 2004, relève le Centre textile de conjoncture et d'observation économique (CTCOE) de l'IFM (Institut français de la mode), dans sa lettre de décembre.
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19 décembre 2005
La Chine et les droits de douanes à l'exportation de produits textiles
La Chine annulera les droits de douane à l'exportation des produits textiles l'année prochaine
BEIJING, 16 décembre (XINHUANET) -- La Chine annulera les droits de douane qu'elle impose aux produits textiles exportés à l'étranger à partir de l'année prochaine, et maintiendra les droits de douane à l'importation flexibles sur le coton qui est en dehors du quota d'importation, a annoncé jeudi Jin Renqing, ministre chinois des Finances.
Jin, également directeur de la Commission des Droits de douane relevant du Conseil des Affaires d'Etat, a indiqué que les droits d'exportation sur les produits textiles que la Chine avait imposé tôt en 2005 visaient à sauvegarder l'ordre normal du commerce textile dans le monde.
Comme la Chine est parvenue à des accords avec l'Union européenne et les Etats-Unis sur les limitations de la quantité de produits textiles exportés sur les deux marchés, cela constituerait une double barrière pour les producteurs et exportateurs textiles chinois si les droits de douane à l'exportation étaient maintenus, selon Jin.
Tous les droits de douane à l'exportation sur les produits textiles seront annulés à partir du premier janvier 2006.
Jin a par ailleurs ajouté que les droits de douane flexibles sur le coton importé en dehors du quota d'importation avait été créés pour maintenir la stabilité du prix du coton en Chine, et le taux des droits varie entre 5 % et 40 %.
Source : News Xinhuanet.com du 17 décembre 2005
08 décembre 2005
Industrie textile habillement ou industrie aéronautique ?
Airbus contre textile ?
La Chine achète 150 Airbus A320, Le Nouvel Observateur, 5 décembre 2005
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a signé le 5 décembre dernier à Matignon un contrat portant sur la commande de 150 Airbus A320 pour un montant évalué à 9,75 milliards de dollars … en échange de la signature d'un accord de coopération. qui prévoit l'implantation en Chine d'une chaîne d'assemblage d'appareils de la famille A320. Au total, dix accords et six contrats commerciaux d'un montant de 9 milliards d'euros. Un protocole financier d'un montant de 150 millions d'euros a notamment été signé pour la construction de la ligne à grande vitesse Shitai. La société Eurocopter a décroché un contrat avec Harbin Aviation pour le développement conjoint d'un hélicoptère de six tonnes. Alcatel a signé un accord avec Chinasat pour la fourniture d'un satellite de télécommunications.
Difficile dans ces conditions d’aborder le lourd dossier des importations de textiles chinois en France.
France-Chine: un voile diplomatique sur le textile, un article de Frédéric PONS, Libération, 6 décembre 2005
… Pas un mot, par exemple, n'a été prononcé sur le grave conflit qui continue à opposer la France, l'Union européenne et la Chine sur le dossier ultrasensible de l'industrie textile depuis la fin de l'accord multifibre qui a levé tous les quotas d'exportation, le 1er janvier dernier ... «le textile est la monnaie d'échange de l'Europe en Chine. Des milliers d'emplois sont supprimés dans l'indifférence générale en échange de gros contrats du genre Airbus ou centrales nucléaires»...
Airbus, poids lourd fragile des échanges franco-chinois, Le Nouvel Observateur, 5 décembre 2005
… En 2004, les exportations de la France vers la Chine ont atteint 7,4 milliards d'euros. Les Airbus ont donc représenté 19% des ventes françaises en Chine. Parallèlement, le déficit commercial entre la France et la Chine s'est creusé, passant à 11,8 milliards d'euros en 2004 (contre 9,3 milliards en 2003), car les importations ont bondi de 23% à 17,7 milliards d'euros. Pourtant le commerce entre la France et la Chine est "déséquilibré" parce qu'il "faut vendre 800 millions de chemises pour acheter un (Airbus) A380", soulignait début mai à Paris le ministre chinois du Commerce Bo Xilai.
Cédric Bendif, Carol Anne Jolley, Céline Vandendriessche
Cédric Bendif, Carol Anne Jolley, Céline Vandendriessche
05 décembre 2005
La filière textile veut sauver ses protections douanières
L'Union des industries textiles prône la fermeté face au raz-de-marée chinois.
Florentin Collomp
[03 décembre 2005]
APRÈS l'envol spectaculaire des importations venant de Chine cette année, la filière textile française s'inquiète des négociations à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui se tiendront du 13 au 18 décembre à Hongkong. «L'Union des industries textiles (UIT) préfère qu'il n'y ait pas d'accord plutôt que d'accepter un libre échange unilatéral», a affirmé hier Guillaume Sarkozy, président de cette fédération du Medef, lors d'une conférence de presse. Selon lui, l'Europe a suffisamment fait d'efforts dans l'ouverture à la concurrence mondiale. Au point d'en payer le prix aujourd'hui.
«Depuis 1994, l'Europe a réduit de 22% ses tarifs douaniers, laissant les importations de textile-habillement progresser d'un milliard d'euros par an, poursuit Guillaume Sarlozy. Or nous n'avons pas eu de concessions réciproques des pays tiers.» A l'entrée de l'Europe, les droits de douane sont de 4% sur les tissus et de 12% (soit 8% en moyenne) sur les articles d'habillement. La plupart des pays affichent des droits supérieurs, avec même des pics à 50, voire à 60% sur certains produits. L'UIT réclame donc une négociation sectorielle à Hongkong pour harmoniser ces tarifs, avant toute dérégulation des échanges.
Preuve de l'enjeu : l'invasion de produits chinois constatée cette année. La Chine s'est arrogé 40% des importations européennes de textile-habillement, soit dix points de plus en un an, malgré le retour des quotas sur dix catégories de vêtements (chemisiers, pantalons, pulls...) en juillet.
Chute de l'emploi
Conséquence : les emplois du secteur ont chuté de 6% sur les six premiers mois de l'année – et de 25% dans le tissage de laine ou de 30% dans la filature. L'Europe s'est ainsi vu reléguer au second rang des exportateurs de textiles dans le monde derrière la Chine. «A l'exception de l'Inde, du Pakistan, du Bangladesh et de la Turquie, tous les exportateurs de vêtements perdent des parts de marché», constate Guillaume Sarkozy. Le Maghreb recule ainsi de 10%, l'Indonésie de 17%, le Vietnam de 10%... Au-delà des quelque 150 000 emplois qui restent en France dans la filière, il s'agit de préserver l'avenir des quelque 6 à 7 millions d'emplois chez nos partenaires de la zone Paneuromed (UE, Europe de l'Est, Maghreb, Turquie).
01 décembre 2005
L'industrie textile française dénonce les "tricheries" chinoises
L'industrie textile française dénonce les "tricheries" chinoises | |
MARSEILLE, 28 nov 2005 (AFP) - Guillaume Sarkozy, président de l'Union des industries textiles (UIT), a déclaré lundi que les acteurs occidentaux du secteur ne savaient pas "que les Chinois tricheraient à ce point-là" lors de leur entrée dans la compétition mondiale.
"On ne savait pas que les Chinois tricheraient à ce point-là", s'est exclamé M. Sarkozy, lors d'un colloque intitulé "330 jours après la fin des quotas" sur les produits textiles chinois, dans le cadre des 2e Rencontres de la Cité euroméditerranéenne de la Mode à Marseille.
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25 novembre 2005
Vidéos : le textile source de conflits
Notre blog vous propose ci dessous quatre vidéos en provenance du site de France2, dans lesquelles vous trouverez des informations notamment sur les caractéristiques du textile chinois ainsi que sur les quotas d'importation, sources de conflits permanent.
Textiles en provenance de Chine
Textile: la fin des quotas et ses conséquences
Le grand boom du textile chinois
La fin des quotas textiles
ATTENTION : ces liens n'amènent pas directement sur les vidéos ! Ils vous amènent sur le site de France 2, sur la page textile. Vous n'aurez plus qu'à cliquer sur les liens vidéos que vous trouverez en bas à droite. Bonnes vidéos !
Cédric Bendif, Carol Anne Jolley, Céline Vandendriessche
22 novembre 2005
Quota : Gateau empoisonné ou pain béni ?
L'abolition des quotas ne fait pas que des malheureux !
A qui profite la situation ? comment certains tirent t'ils leur épingle du jeu ?
Les données économiques ne mentent pas : la France affiche une augmentation des ses exportations de vêtement de 8%.
A lire : Coup de froid sur le textile (http://www.terra-economica.info/a1749.html) un article de Hervé Fournier, Terra Economica
Vos appréciations sont les bienvenues !
Cédric Bendif, Carol Anne Jolley, Céline Vandendriessche
La France veut limiter les importations chinoises
Les premières estimations des importations de vêtements en provenance de Chine ont provoqué une vive réaction. Près de trois mois après la suppression des quotas, les industriels européens du secteur, français et italiens en tête, demandent au commissaire européen au commerce, Peter Mandelson, de suspendre l'importation libre de douze types de vêtements en provenance de ce pays. Ils n'ont pas obtenu gain de cause, mais la pression s'accentue.
Guillaume Sarkozy, président de l'Union française des industries textiles (UIT), a dit attendre, samedi 19 mars, "la bonne décision dans les meilleurs délais". "La situation s'est extrêmement dégradée ; des importations chinoises sur certains produits ont été multipliées par cinq en quelques mois", a-t-il affirmé. La veille, le ministre français du commerce extérieur, François Loos, avait assuré "partager l'inquiétude" des industriels français. Selon lui, une "clause de sauvegarde" (qui bloquerait la hausse des importations) "doit pouvoir être appliquée".
En un an, les ventes chinoises de vêtements et autres produits textiles (chaussettes, couvertures...) vers l'Union européenne, deuxième marché majeur pour la Chine après les Etats-Unis, ont augmenté de 46,5 %, selon l'organisation professionnelle Euratex. Celles-ci se sont accélérées depuis le 1er janvier, date de la levée totale des quotas.
ABSENCE DE RÉCIPROCITÉ
"Ce n'est pas que nous avons peur de la concurrence (...), mais nos partenaires chinois n'acceptent pas les règles d'entrée dans l'OMC", explique M. Sarkozy. La Chine, grâce à sa monnaie sous-évaluée, détruit, dit-il, ce qu'il reste des deux millions et demi d'emplois de ce secteur en Europe, dont 200 000 en France."
La colère de ces chefs d'entreprise se nourrit de l'absence de réciprocité. La France demande, en effet, depuis plusieurs années, aux pays émergents de baisser leurs droits de douane, car les produits européens sont taxés jusqu'à 80 % alors qu'en échange l'Europe applique aux produits chinois et indiens, notamment, un droit d'importation de 10 %. Les Européens préféreraient privilégier les pays du Maghreb, en vertu de la stratégie européenne de partenariat méditerranéen (Tunisie, Maroc, Turquie, Egypte...) initiée il y a dix ans.
Dans ce concert de critiques, il existe des voix dissonantes. Selon un rapport de la banque britannique HSBC, publié vendredi 18 mars, l'abolition des quotas d'importation textile permet à la Grande-Bretagne, par exemple, de conserver un taux d'inflation modéré. Si les prix baissent de 5 % par an, l'inflation sera elle-même réduite de 0,2 % à 0,3 %. Par ailleurs, note HSBC, les vêtements à bas prix dopent les dépenses en habillement en Grande-Bretagne, elles ont bondi de 75 % depuis 1997 et permettront aux nombreuses chaînes de magasins de vêtements, gros acheteurs de produits chinois, d'économiser de 20 % à 30 % sur leurs achats dans les cinq prochaines années



